Les contributeur.rices

Harmonie Begon, Strasbourg
Harmonie Begon est designer et illustratrice. Elle s’intéresse à la production artisanale d’objets et à ses enjeux, tels que les notions de tradition, de patrimoine matériel et immatériel. En développant l’étude de terrain comme méthode, elle tente de prendre en compte le contexte des objets et les conséquences sociales, morales et environnementales de leur production. Elle collabore avec des artisans en considérant pleinement leur travail : c’est en partant de l’existant qu’ils.elles créent ensemble des compositions nouvelles. Elle place ainsi le design au service de l’artisanat et ce dernier au cœur de nos usages, par la création d’objets du quotidien, loin de tout préjugé sur leur essence traditionnelle.

Pauline Blanchard, Metz
Pauline Blanchard est née à Paris en 1991 et tout le monde l'appelle Simone. Après avoir appris à jongler en Roumanie, elle s'installe en Lorraine pour y suivre des études à l’École supérieure d'art d'Épinal. Elle y découvre les chambres noires, bien plus accueillantes que les chambres froides et se lance dans des projets où la photographie questionne le quotidien et s'attarde aux détails que l'on oublie de voir. C'est aussi durant ces années que son goût pour la peinture se confirme. Désormais installée à Metz où elle a poursuivi ses études, elle continue de peindre.

Camille Brès, Strasbourg
Camille Brès est peintre. Diplômée de la HEAR en 2011 et après avoir été résidente du Bastion 14 de 2012 à 2017, elle travaille actuellement au sein des Ateliers des Hautes Plaines à Strasbourg. À l’huile ou à la gouache, matériaux qu’elle privilégie aujourd’hui, Camille Brès observe et compose des scènes intimes, des moments d’attente ou de rêverie, des autoportraits ou des scènes de parenthèses familiales. Des instants semblant volés mais qui sont pourtant peints d’après des photographies soigneusement mises en scène, à l’extérieur ou en studio. Ses œuvres aux couleurs vives voire acides se nourrissent autant de son quotidien de peintre à l’atelier que de concepts psychanalytiques ou de références aux grandes figures de l’histoire de l’art, Mélancolie ou Vénus. Son travail a été montré dans de nombreuses expositions collectives de l’Alsace à la République tchèque et a fait l’objet d’une exposition personnelle à la Galerie Jean François Kaiser à Strasbourg en 2017.

Lucas Burtin, Lille
Originaire de Bordeaux, Lucas Burtin sort diplômé des Beaux-Arts du Mans en 2017. Dessinateur, il vit et travaille désormais à Lille. Ces dernières années, il a élargi sa pratique à l'illustration et au graphisme. Ses dessins à la ligne claire s’inspirent autant de la science-fiction que de ses balades du dimanche et témoignent de sa volonté de dépeindre un ailleurs qui s’ancre dans le réel. Ses travaux portent autour de la bande dessinée avec une attention toute particulière accordée à l'objet imprimé et à l’édition. Il a par ailleurs cofondé les éditions du Soleil d'hiver avec Colombe Le Reste et Sun Bai, avec qui il publie des livres d’artistes ainsi que des fanzines.

Ludmilla Cerveny, Lunéville
Ludmilla Cerveny sort diplômée de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Nancy en 2012 mais ses recherches - amorcées pendant ses études - l’emmènent très vite hors des sentiers battus. En 2015, elle part vivre à Bruxelles (où elle aura un atelier partagé) et fait la rencontre de nombreux artistes et architectes qui feront évoluer et mûrir sa pratique. De retour en France courant 2017, elle partage désormais son temps entre recherches poétiques sur l’image (photographique et de synthèse) et son métier de photographe d’architecture.

Elsa Chomienne, Strasbourg
Elsa Chomienne commence ses études supérieures par une classe préparatoire littéraire ; elle y est poussée par son amour des mots. En quête de nouveaux moyens d’expression et d’action, elle intègre la HEAR Strasbourg, école dans laquelle elle développe durant cinq années une pratique scénographique plurielle. Elle met en œuvre plusieurs propositions dans le cadre du programme de recherche PLAY>URBAN et s’engage dans l’association de scénographes 23BIS pour la création du PSSST ! Festival, qui met en lumière la diversité des pratiques scénographiques. Elle fonde en 2017 le collectif Pieds au mur, aux côtés d’Emilou Duvauchelle et Adèle Vanhée. Ses projets explorent tantôt la scène, tantôt des espaces de représentation qui débordent de ce cadre, notamment par le biais de dispositifs immersifs et participatifs.

Estelle Chrétien, Nancy
Estelle Chrétien est diplômée de l’Ensa Nancy en 2011. Depuis, elle construit ses œuvres au hasard des rencontres et des lieux où elle est invitée à exposer. Elle aime dire que son « travail plastique naît lentement en gauillant » : ce terme régional qui signifie « jouer en s’amusant dans l’eau ou dans la boue » rend compte d’une pratique intuitive et joueuse qui opère par associations d’idées. Bercée par l’imaginaire rural, ses œuvres s’inscrivent bien souvent dans un dialogue avec la matière et le paysage. Estelle filme, sculpte, dessine, crochète, découpe ou coud, empruntant des techniques sans distinction de valeur et les apprenant parfois sur le tas pour donner corps à ses projets. Son travail a été exposé en France, en Allemagne, en Suisse, au Luxembourg ainsi qu’en Belgique et fait l’objet de plusieurs éditions.

Cléa Darnaud, Paris
À la recherche de bribes et de détails, Cléa Darnaud cherche à infiltrer le réel pour en saisir des fragments et les recomposer dans son univers graphique. Elle explore le champ de la miniature par des gravures très fouillées, gravées à l’aiguille et privilégiant les techniques de l’eau-forte et de l’aquatinte. Ses estampes, interrogeant les notions de récit et narration, invitent à une déambulation mêlant réalité et fiction. Diplômée de gravure à l'École Estienne et des Beaux-Arts de Bourges, elle intègre en 2017 l'atelier de gravure de l’Imprimerie Arte – Adrien Maeght pour un an, alors lauréate du Prix de Perfectionnement aux Métiers d'Arts. Elle participe à plusieurs résidences artistiques à l’étranger, notamment au Groenland, en Finlande, au Luxembourg et au Canada.

Blandine Denis, Paris
Diplômée de la HEAR en 2015, Blandine Denis vit et travaille à Paris. Artiste touche-à-tout, elle écrit, dessine au stylo bic, fait parfois de la gravure, joue de la guitare et chante quand elle n’organise pas des ateliers pour les enfants, avec la revue Dada notamment. De ses carnets naît son premier recueil de poèmes illustrés, Vertiges, publié chez Vérone éditions en 2019. Elle collabore également avec des revues comme Gros Gris, Florilège, Coze ou le journal Kairos et a exposé son travail à Paris et Strasbourg. Entre 2018 et 2020, Blandine confirme son goût pour l’autobiographie et la bande dessinée en racontant La vie de Lola, dans la revue Men only*, micro-éditée par L’Amour éditions. Elle prépare actuellement son premier livre qui paraîtra aux éditions Lapin et démarre de nouveaux projets musicaux.

Épi Florifère, Marseille
D’aussi loin qu’il se souvienne, Didier Blondeau a toujours aimé dessiner et fait en sorte d’y consacrer le plus de temps possible au cours d’études qui le mènent logiquement à l’École des Beaux-Arts. Depuis il continue à multiplier les expériences graphiques sous le pseudonyme d’Épi Florifère. Il observe et rend compte de manière sensible de toute la richesse du réel et des bruissements du monde, filant la métaphore botanique, le plus souvent sur des supports de petits formats, en noir et blanc. Depuis quelques temps, il troque volontiers l’encre et le crayon graphite contre de nouveaux outils : les pastels gras aux couleurs vibrantes pour remplir des carnets témoins de moment de temps libre en bord de Méditerranée ou une paire de ciseaux et des pages imprimées pour créer de nouvelles images sous forme de collages.

Alexia Foubert, Montreuil
Née en 1994 à Paris, Alexia Foubert, diplômée de l’ENSAPC en 2017, vit et travaille à Montreuil. Persuadée que les éléments aux semblants triviaux regorgent de sens, elle choisit de les décortiquer à travers une pluralité de médiums qu’elle considère comme des outils. Si certains de ses travaux se basent sur des recherches ex-situ, la plupart sont l’occasion d’une immersion dans le milieu qu’elle étudie. Sa pratique, proche de celle de l’enquête, emprunte différentes formes, allant de la restitution d’expérience jusqu’à la constitution d’actions collectives. Installation, vidéo, photographie, radiophonie, écriture, performance, jeu de rôle ou repas, s’agencent selon les expériences observées et en constituent de nouvelles. Elle écrit pour des revues et des fanzines, produit des objets sonores pour la radio et participe à plusieurs expositions et événements collectifs.

Camille Frank, Clermont-Ferrand
Originaire d'Alsace, Camille Frank est diplômée en littérature anglophone et en communication. Elle aime se questionner sur les mystères de l'univers et se passionner intensément pour des sujets éclectiques. Les derniers en date : les récits d'alpinisme, les podcasts d'enquêtes criminelles et la fabrication de confitures. Après de nombreux déménagements et une vie professionnelle aléatoire, Camille vit aujourd'hui en Auvergne et s'apprête à réaliser l'un de ses grands rêves : vivre dans une maison en pierre bordée d'un jardin à l'anglaise, où elle pourra passer de longues heures à lire et écrire en sirotant des infusions de verveine.

Estelle Henriot, Paris
Artiste plasticienne et artisane relieuse grâce à une double formation à la HEAR et un CAP Arts de la reliure (2013-2014), Estelle Henriot travaille entre Paris et la Bourgogne.
À partir du quotidien et de l'anecdote, elle développe une réflexion sur l'individu et son environnement. Sur une base de récoltes et de séries, elle crée des installations en exploitant souvent le texte et le papier. Elle continue parallèlement son activité d'artisane, orientée sur l'édition d'art, et d'intervenante pour des ateliers participatifs. Elle a travaillé avec le collectif Ne Rougissez Pas!, et est lauréate en 2019 du dispositif FoRTE de la Région Île-de-France, auquel elle participe avec le soutien du CENTQUATRE-PARIS.

La bonne pioche, Rennes
Marlène Gaboriau, Romane Poyard et Line Simon se sont rassemblées sous l'association La bonne pioche dans le but de faire émerger une création artistique collective, dynamique et pluridisciplinaire. Elles sont particulièrement attachées à la création d’images et son inscription dans le monde de l'édition, avec une affinité marquée pour la sérigraphie. Investies au sein de la dynamique culturelle de la ville de Rennes dès le début de leur collaboration artistique, elles réalisent depuis trois ans des workshops et des résidences autour de la sérigraphie au sein de groupes scolaires. Elles se consacrent à d'autres projets artistiques destinés à des publics variés sur le bassin rennais, conscientes de l'impact social et culturel de ces propositions.

Malo Malo, Berlin
Malo Malo est un graphiste et illustrateur français basé à Berlin. Ses projets sont variés et se déclinent sur de nombreux supports et outils d'expression tels que l'édition papier, la typographie, l'illustration mais aussi les différents médias numériques. Son travail est marqué par un désir de démocratisation culturelle. En parallèle, il nourrit sa pratique graphique par l'expérimentation de nouveaux moyens d’expression. Il est l'auteur par exemple de L'Océan des Cent Typos, un podcast tout public qui associe vulgarisation typographique et récit d'exploration.

Alice Martin, Nantes
Alice Martin est artiste plasticienne diplômée d’un DNSEP obtenu en 2019 à l’École des Beaux-Arts de Nantes Saint-Nazaire et travaille aujourd'hui entre Lyon et Nantes. Elle a
participé à différentes expositions collectives à Nantes, Paris, Marfa et Amilly. Membre du collectif Insulaire, elle est cofondatrice du ZUT, lieu d’exposition dans le Morbihan dédié à la diffusion et à la promotion de la jeune création contemporaine. Dans son travail de sculpture, Alice Martin compose des assemblages spontanés de matériaux, couleurs et textures provenant de champs différents. Son univers plastique acidulé et élastique est complété par des récits qui traitent d'amateurisme, de lenteur et des déceptions, parfois ironiques, qui rythment la vie des Hommes. Les volumes et les récits se complètent, liés par leurs thématiques et les sentiments qu'ils invoquent.

Miel Pagès, Toulouse
Poétesse et comédienne, Miel Pagès vit dans la ville rose où elle fait des lectures sur scène et dans des studios (voix-off, radio) : elle lit à voix haute, elle lit aussi et surtout à voix basse. Ses lectures se font seule, à plusieurs, avec des musicien.nes ou à voix nue. Elle aime à cultiver l’idée d’une poésie pop, sexy, perméable et qui peut survenir partout, même là où on ne l’attend pas (coucou Chatroulette). Ses thèmes de prédilection sont le corps, l’amour lesbien et queer, manger toutes sortes de limites. À ses yeux, l’obsession est le moteur de la création et en ce moment les idées fixes de Miel se portent sur le personnage de Médée.

Plein Temps Libre, Caen
Fondée lors d’une épopée en canoë sur le lac de Vassivière en Août 2015, l’équipe de Plein Temps Libre est menée par Antoine Giard et Benjamin Le Roux. Particulièrement douée pour la dispersion et la multiplicité des activités, l’équipe de Plein Temps Libre s’attache à tenir le cap dans la diversité. Entre le syndicat et l’association sportive, l’équipe édite un calendrier, organise des randonnées et des soirées raclette, fomente des émissions de radio, des résidences ou des conférences sur le Plein Temps Libre et produit un certain nombre de récits romanesques sur ses propres activités.

Cécile Rivet, Paris
Cécile Rivet raconte des histoires. Pour combler les vides de son quotidien, les ratés et les non-dits de ses relations. Ses dessins, ses éditions, ses films et ses installations matérialisent des doutes, des peurs et des humeurs. Elle les rend visibles, drôles, piquants et les partage afin de leur donner un sens.

Léo Thomas, Rennes
Né à Rennes où il effectua son master de design à l’EESAB, Léo Thomas développe aujourd’hui différents projets, principalement autour du design, en variant les formes et les échelles. Il s’amuse ainsi à réinterpréter la mise en scène du repas sous forme de banquet avec ses amis de l’Atelier Farouche ; essaye de lancer avec d’autres amis la maison d’édition d’ouvrages libertaires l’Impression Commune et déplie en indépendant une pratique oscillant entre micro-architecture et objet, centré autour des questions multiples que posent le jeu et son univers.

Stéphanie Vovor, Paris
Stéphanie Vovor est autrice et performeuse, elle vit et travaille à Paris.
Diplômée en droit et en théâtre (cours Florent), elle intègre la promotion FIEVRE du master de création littéraire de Paris VIII, au sein de laquelle elle développe un récit questionnant l’ordinaire, les exutoires, le point de bascule. Elle a été publiée dans plusieurs journaux et revues, dont L’Humanité, La Tribune, Fracas, L’Éclectique ou encore L’Allume-Feu, et s’est produite sur scène à la Comédie de Reims et au Théâtre de Lorient.