Les contributeurs

Compagnie l'Artifice et Étienne Gruillot
La Cie L'Artifice a été créée en 1990 à Dijon par le metteur en scène Christian Duchange. L’Artifice articule ses activités autour de trois missions : la création d'œuvres dramatiques en direction de la jeunesse, la diffusion et la transmission de savoirs. Depuis près de 30 ans, elle poursuit le partage de ses réflexions et pratiques autour de l’enjeu d’une réelle transmission d’un art dédié aux publics jeunes. L'association l'Artifice est conventionnée par la Ville de Dijon, l'État (ministère de la Culture - DRAC Bourgogne-Franche-Comté) et la Région Bourgogne-Franche-Comté pour mener un large projet au sein de la Minoterie, pôle de création jeune public et d'éducation artistique, labellisée « scène conventionnée Art, enfance, jeunesse » en 2018.

Professeur agrégé de philosophie à Dijon, Étienne Gruillot a écrit pour France Culture les chroniques de l’émission « La vie comme elle va », plébiscitées par les auditeurs et éditées au Seuil. Excellent orateur, il sait mettre la philosophie à la portée de tous avec un grand talent oratoire empreint de simplicité. Son immense culture et sa science pédagogique lui permettent d'expliciter toutes les pensées avec aisance et discernement. Il a été collaborateur à Télérama pour les dossiers à thèmes philosophiques et est également fondateur et rédacteur en chef de la revue Philomèle. Il enseigne la culture générale en classes préparatoires ainsi que la philosophie de la musique à l’Université de Bourgogne.

François Bauer, Strasbourg
Originaire d’Annecy, François Bauer a été diplômé de la HEAR en 2012. Céramiste et artiste plasticien, il vit et travaille à Strasbourg. Fonctionnant comme une archéologie des restes, ses productions questionnent les temporalités et tentent de révéler une fragilité certaine de l’existence et de la vie. François explore l’entre-deux, là où l’effondrement côtoie l’après, afin d’en extraire une métaphore de notre époque, incapable de se déterminer historiquement. Membre du Collectif/Micro-Label « Travail Rythmique », il étend aussi son champ d’action dans différents projets musicaux.

Charlotte Boulc’h, Bruxelles
Charlotte Boulc’h est artiste et doctorante en Arts et Sciences de l’art à l’Université d’Aix-Marseille au sein du LESA (Laboratoire d'Études en Sciences des Arts). Sa thèse est menée en cotutelle internationale avec l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, sous la direction de Jean Arnaud et de Lucien Massaert. Ses préoccupations artistiques sont étroitement liées avec l’objet de ses recherches académiques : les représentations animale contemporaines envisagées comme outils critiques des moyens de production industrielle.

Linda Branco, Saint-Ouen
Linda Branco se saisit d’éléments du contexte pour nourrir son travail qui prend des formes toujours différentes. Le choix du médium s’effectue à chaque fois dans un second temps, sans jamais être anodin. Elle passe sans cesse des mots à l’image suggérée et cherche une méthode, obstinément. Ces dernières années, elle a développé différentes formes de collaboration avec d’autres artistes, souvent amis, qui semblent bouleverser sa pratique artistique. Dans la continuité de son travail, elle pratique également le commissariat d’exposition depuis un an.

Alix Marty de Cambiaire et Aurélie Garnier, Toulouse
Aurélie Garnier a grandi en Normandie, entourée de chats, de poules et de champs. Elle y a développé un certain imaginaire mais aussi une envie de partir qui l’ont emmenée à Paris, Oslo ou Copenhague. Diplômée de l'École Supérieure d'Arts Appliqués de Bourgogne, sa production graphique se nourrit autant de poésie et de mignonneries que d’un vocabulaire plus trash glané dans la culture américaine, ce qui donne à son travail un faux air de schizophrénie dont elle se défend volontiers. Aujourd'hui à Toulouse, elle exerce avec amour son métier d'illustratrice.

Après avoir fréquenté les bancs de la fac de lettres et ceux de la fac de psychologie, piquée par la curiosité depuis sa naissance, Alix s'est aussi passionnée pour le théâtre. Plusieurs années de pratique, alliées à sa vie de femme, de mère, et sa vie professionnelle, l'ont souvent amenée à s’interroger sur l'identité de chacun, ce qui fait l'essence des êtres. L'humain est au cœur de ses questionnements et de ses recherches. Après de nombreux déménagements à travers la France, elle vit aujourd'hui dans une petite maison au milieu des arbres dans le sud de la France et écrit à l'ombre de leurs feuilles pour son plus grand plaisir.

Camille Carbonaro, Bruxelles
Née en 1989 à Marseille, Camille Carbonaro vit et travaille à Bruxelles. Elle est photographe, auteure et éditrice. Elle a fondé la maison d’édition Macaronibook et EATMYPAPER - plateforme itinérante sur l’édition indépendante. Après une formation théorique en photographie à l’Université Paris VIII puis en image documentaire à l’ESA le Septantecinq à Bruxelles, la question de l‘image-document s’est installée au travers de ses séries. Ses projets s’articulent entre fiction, réalité et poésie et questionnent l’identité, la mémoire et la construction de soi. Ses recherches sont une harmonieuse relation entre le papier et les images : l’objet-livre est au centre de son processus créatif.

Flore Chemin, Paris
Passée par la section illustration de la Hear d’où elle sort diplômée en 2015, Flore Chemin poursuit depuis son travail qui s’articule entre peinture, édition et sculpture. Ses dessins portent sur ce qui nous échappe, les souvenirs imprécis et parfois mensongers. Elle y met en scène des figures spectrales, silhouettes souvent solitaires, s’accommode d’images fuyantes pour mieux déjouer la mémoire et construire de nouveaux récits personnels. Elle auto-édite régulièrement des livres et participe à des revues collaboratives et expérimentales comme Jef Klak, Pan ou encore Bien Monsieur.

Club Superette, Marseille et La Roche
Depuis 2014 le dessin tourne autour de Marie Glasser et Mattéo Tang ; il leur suggère de le cryogéniser dans des bouteilles en plastique, faire semblant de l’oublier sur le dessus d’un placard, le faire bronzer au soleil le temps d’un été, le servir comme repas à une araignée et enfin le faire devenir une sculpture. En 2016, la sculpture les invite chez elle à prendre un café. Voici les seules paroles qui leur reviennent quand ils repensent à cet après-midi passé avec elle : « J’avais envie de faire la fête hier soir, et puis j’ai eu la flemme de sortir, au lieu de regarder une série comme d’habitude j’ai appris plusieurs langues, celle des insectes, celle des mutants, et celle du lichen. En une nuit, alors je suis un peu fatiguée aujourd’hui. »

Célia Cristofoli, Paris
Née en 1990, Célia Cristofoli comprend vite que la littérature lui correspond bien mieux que les mathématiques. Après un master de lettres et un bref passage en médiation culturelle, elle devient agrégée de lettres modernes en 2016. Mais pour elle, l’amour des mots ne doit pas s’arrêter aux livres : elle participe à l’atelier d’écriture Le cercle des poètes alcooliques à partir de 2017, édite son premier fanzine Plip la même année, rejoint le collectif de critiques théâtrales Le Souffleur en 2018 et projette cette année de sortir un podcast sur le travail et une mini revue sur le langage.

Julie Deck Marsault, Montmorency-Beaufort
Artiste aux pratiques multiples, diplômée des ateliers Graphisme et Livre de la HEAR à Strasbourg après avoir grandi aux alentours de Paris, Julie Deck Marsault vit actuellement dans l’Aube. Elle poursuit là un travail de prises de notes narratives, textuelles et photographiques, autour du paysage local. Elle se préoccupe de quelques sujets comme de questions de classes sociales, de pourquoi les usines de choucroute ça pue, de où est la culture, du changement de décor, de au loin mes ami.e.s les artistes, du romantisme agricole, de comment se présente-t-on à la rencontre, de trouver le beau dans la merde, des émotions face aux arbres, de la curiosité est-elle un luxe?

Pierre Faedi, Strasbourg
Né en 1984 à Thionville, Pierre Faedi est diplômé de l’école des beaux arts d’Épinal et des arts décoratifs de Strasbourg. Pierre pratique l’illustration, le graphisme et la musique. Son approche de l’illustration est motivée par le travail du motif et de la couleur par traitement de couches successives. Son dessin est pensé comme la pratique des procédés d’impressions tels que la sérigraphie et la risographie qu’il utilise également au sein de Gargarismes, sa maison de microédition dans laquelle il publie des illustrat.eurs.rices tels que Margaux Meissonnier, Tom de Pékin, Zad Kokar…

Miklós Ferencz, Budapest
Miklós Ferencz (prononcé Miqulosch Fairèntz) est né et a grandi à Budapest. Après avoir obtenu son diplôme en graphisme, il commence à voyager pour apprendre la culture visuelle de différents endroits. Il se passionne ensuite de plus en plus pour la typographie et intègre l'ANRT (Atelier National de Recherche Typographique) de Nancy. Aujourd’hui, il travaille principalement sur des projets typographiques.

Robin Garnier-Wenisch, Rennes
Artiste et auteur, fabricant de masques sociaux à vêtir de diverses façons depuis la tête jusqu’aux pieds, Robin s’intéresse aux rapports entretenus entre d’un côté de la barrière le corps, l’individu et de l’autre, la société. Il essaie de raconter ce qu’il perçoit des frontières pour n’adopter que son propre point de vue, il essaie de vivre les autres en se transformant en caméléon (à raison d’une heure de méditation totémique par jour), mais ce n’est pas, comme on dit « facile - facile… » Sinon il adopte les alter ego abandonnés et collectionne les doppelgänger.

Ornella Gueremy Marc, Niederkorn
Diplômée de l'Université de Montréal et de l'Institut Européen du Cinéma et de l'Audiovisuel, Ornella Gueremy Marc entame en 2018 une thèse sur la représentation des transidentités dans le cinéma occidental. Intéressée par le documentaire, elle réalise parallèlement un film sur les êtres aux deux esprits.

Ariane Hugues, Nantes
Ariane Hugues, illustratrice et autrice de BD, est née en 1993. Depuis, elle a étudié à l’école Estienne et au LTAA Auguste Renoir à Paris, puis à la HEAR à Strasbourg. Elle a aussi fait un détour par Mexico, le temps d'un échange universitaire, pour étudier l’Anthropocène et la céramique. Fraîchement installée à Nantes, elle raconte des histoires qui répondent à ses petites et grandes questions existentielles et élabore des ateliers artistiques pour différents publics. Elle est également cofondatrice du collectif L'Amour éditions.

Géraldine Legin, Strasbourg
Diplômée de la Hear en design en 2014, Géraldine Legin mûrit depuis des oeuvres aux formes variées. Ses dessins, installations, objets et plus récemment sculptures interrogent notre condition mortelle et revisitent le genre de la vanité avec un goût prononcé pour le décor et les symboles. Son travail de recherche autour de la fête et ses troubles intitulé Night Club a été publié dans notre premier numéro Nuit Sauvage, auquel elle a activement participé en tant que cofondatrice de la revue. Elle a également exposé lors de la Regionale 15 à la Chaufferie à Strasbourg.

Gwenaël Porte, Paris
Né en 1993, Gwenaël Porte a suivi des études cinématographiques à Montpellier et Paris, et participé à la création de la revue de cinéma La Septième Obsession en 2015. Il obtient le diplôme de l'école nationale supérieure de la photographie en 2019. Son travail artistique et théorique interroge toujours la question du vide au cœur des images (qu'elles soient littéraires, photographiques ou cinématographiques). Il déplace les images selon une matrice, un système d’apparition des images qui demeurent toujours aussi instables, imparfaites manquantes ou vides.

René-Ralf, Strasbourg
Naissance en 1991. Enfance dans un petit village des Hautes-Vosges. Y apprend le goût du paysage. Des balades en forêts, des saisons marquées, de la permanence des choses et des gestes. Études d'Histoire et d'Histoire de l'Art à Nancy puis Strasbourg. Mémoire de recherche sur l’histoire du voyage au XIXe siècle. Aujourd'hui membre du comité de rédaction de REVU, la revue de poésie snob et élitiste et rédacteur associé au média en ligne Pokaa. Précaire en tout mais heureux de l’être. Cherche à faire admettre à sa conseillère du Pôle Emploi que poète est un métier d’avenir. Caractère ? Du genre à siroter du café (trop) en dégustant des vinyles (trop) et en convoquant Kerouac, London, Nietzsche, Juliet, Tesson, Rognet ou bien J.P. Klée (jamais trop !). Insatiable curieux du monde des revues poétiques. Défricheur aventureux de l’histoire et de la géographie de Strasbourg : cycliste urbain, arpenteur de rues en tout sens, l'appareil photo en bandoulière, les mots prêts à jaillir.

Thibaut Roques, Paris
Né en 1991 dans le sud de la France, Thibaut Roques est diplômé de l’École Supérieure d’Arts et Médias de Caen en 2016. Il vit désormais à Paris où il construit des cabanes mentales à travers le dessin, la vidéo ou la photographie. Intéressé par l’idée du refuge depuis plusieurs années, il s’attache également à traiter de thèmes gravitant autour de cette notion, tels que l’enfance, la fuite et la frontière entre fiction et réalité. Il travaille actuellement sur différents projets - dont une série d’illustrations qu’on pourrait qualifier d’ « humour mélancolique » - ainsi qu’une résidence artistique collective sur une petite île au sud du Japon pour début 2020.

Camille Zisswiller et Nicolas Lefebvre/ Lille
Camille Zisswiller et Nicolas Lefebvre construisent un travail commun mêlant image fixe et vidéo. Diplômée de la Cambre à Bruxelles et de l’Université de Strasbourg, Camille est lithographe. Après un double cursus à l’Ecole du Louvre et aux arts décoratifs de Strasbourg (HEAR), Nicolas est devenu illustrateur. Leur pratique questionne la dualité des images, dans une mise en scène basée sur l’observation du réel, explorant les moyens visibles et invisibles par lesquels les hommes s’inscrivent dans un environnement naturel. Dans ce dialogue entre photographie et vidéo persiste l’enjeu de faire entrer en résonance la part symbolique de l’image et un vocabulaire pictural puisé dans le réel. Leur recherche se poursuit au Fresnoy - Studio national des arts contemporains à la rentrée 2019.